
Depuis son arrivée sur consoles, la série Ghost Recon déroute ses habitués. Tactique, action, on ne sait plus vraiment vers quoi se dirige la franchise. A vrai dire, si on pensait pouvoir éclaircir la situation avec une version preview de Ghost Recon 3 sur Xbox 360, force est de reconnaître que le brouillard subsiste.

Pour les Ghosts, tout allait tranquillement en ce jour, effectuant une mission comme tant d'autres sur le sol de Mexico City. Quand soudain, voilà que deux chefs d'états se font enlever par une force rebelle à quelques pâtés de maisons de là. De quoi compliquer quelque peu les plans de notre joyeuse équipe de 4 hommes qui vont alors devoir réagir d'heure en heure. Dans la frénésie d'une ville sujette à l'insurrection, Ghost Recon 3 nous plonge dans une atmosphère guerrière bien retranscrite et dont émane une certaine urgence. Loin des missions aux briefings très détaillés que l'on a coutume de voir dans les tactical shooters, on se trouve ici face à une situation de crise dont chaque évolution viendra modifier le cours de chacune de nos actions sur le terrain, introduisant une certaine forme de dynamique et de rebondissements bien sentis et à l'immersion efficace. Ainsi, parti pour une mission de sauvetage, il ne sera pas rare que l'on profite de votre présence pour remplir une autre tâche, voir qu'une catastrophe imprévue n'entraîne l'annulation de votre objectif au profit d'un autre. Avec en bonus un déroulement de la journée en pseudo temps réel.
On peut ordonner la destruction d'un véhicule, mais pas un simple lancer de grenade.
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Cette hystérie est bien évidemment palpable à tous les niveaux du jeu, la ville devenant un piège mortel infesté d'hostiles. Pour lutter contre eux, vous pourrez avoir recours aux bases classiques de la série, ou du moins celles aperçues dans la version Xbox de Ghost Recon 2 (nettement plus simples que dans le jeu original sur PC). Avec 3 hommes sous votre commandement, vous devrez faire preuve de prudence et ne pas vous exposer inutilement, l'espérance de vie à découvert n'excédant guère la poignée de secondes. En guise de nouveauté, commençons par un mouvement inédit fort pratique : la glissade. Cette dernière vous permet en bout de course de vous jeter au sol tout en pointant votre arme face au danger. Un moyen rapide et sécurisé de se mettre à couvert rapidement. Chose que l'on fera le plus simplement du monde en se collant à un mur.
Se faire foncer dessus par un blindé peut surprendre et donne lieu à des phases peu habituelles pour un Ghost.
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En second lieu, sachez qu'il sera possible d'être assisté en certaines occasions. Un char pourra par exemple devenir votre allié temporaire, aussi bien qu'un hélicoptère, obéissant l'un comme l'autre à vos ordres et faisant feu sur les cibles que vous leur désignerez. Quant au drone, il agira comme une unité de reconnaissance que vous pourrez envoyer sur un point de votre carte tactique en 3D afin d'obtenir des informations spécifiques (présence d'ennemis ou de l'individu à sauver). Précisons d'ailleurs que vous aurez l'occasion de pratiquer vous-même le mitraillage intensif à bord de l'hélicoptère, le jeu contenant des phases de rail shooting, peut-être un peu déplacées dans ce genre de série.
La map tactique permet de visualiser les diffèrentes voies possibles.
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Conçu comme un simulateur de soldats du futur, Ghost Recon 3 offre en conséquence un affichage tête haute que d'aucun auront déjà qualifié de particulièrement chargé. Et pour cause, par la magie de la nouvelle technologie, les Ghosts peuvent, après un rapide coup d'oeil, repérer le moindre ennemi et conserver une indication de sa position, même à travers les murs. Les petits cadres rouges vous indiquent alors les ennemis, pendant que les bleus vous aident à ne pas confondre vos copains soldats avec des cibles. Il faut avouer qu'on a du mal à ne pas se sentir outrageusement assisté par ce genre de système. Pour conclure sur ces questions de HUD futuriste, on notera la présence d'une fenêtre vidéo dans le coin supérieur gauche qui permet de visualiser ce que voient les autres unités alors que celle, ponctuelle, de droite, affiche divers messages émanant le plus souvent de votre QG. Quant aux petites flèches dans tous les sens, elles vous indiquent vos points d'intérêts, objectifs, points de ralliement ou autre.
Notre ami le blindé obéit à nos ordres dans certaines missions.
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Comme nous le disions, cette profusion d'informations sur les positions ennemies laisse un arrière-goût d'assistanat, pour autant, le jeu est loin d'être simple. Rappelons que vous restez une petite chose fragile très sensible aux impacts de balles, ce qui vous imposera de demeurer prudemment à couvert. Tâche compliquée par l'agressivité forcenée dont peut faire preuve l'I.A. Relativement peu mobiles, vos adversaires n'hésitent pas à faire pleuvoir sur vous une belle averse de plomb. Ceci étant, l'aspect tactique semble se limiter à trouver un moyen (une couverture et un bon angle de tir, un écran de fumée) d'approcher et de tuer, mais le long d'un parcours très linéaire. Pour ce qu'on a pu en voir, on n'aura rarement plus de 2 solutions pour rejoindre un point donné et si Ghost Recon 3 paraît dur, c'est plus en raison de sa gestion réaliste des dégâts, ou de son action nerveuse, que de ses ambitions tactiques poussées. Voilà donc que l'on se demande où veut en venir le soft ? Probablement à un juste milieu entre action et tactique, prenant le risque de se couper des amateurs "hardcore" de cette dernière. Il reste qu'à titre d'exemple, on ne peut pas ordonner à nos hommes de se coucher, pourtant seule façon efficace, parfois, de se protéger d'un sniper au sommet d'un immeuble faute de couverture assez haute. Et oui, c'est balot.
Précis le matos, très précis.
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Techniquement, on trouve dans cette version non finalisée, du bon et du mauvais. Sur le plan de l'intelligence artificielle, vos alliés peuvent se montrer aussi brillants que stupides, sachant tantôt couvrir chaque recoin menaçant pour ensuite foncer tête baissée et surtout sans aucune raison dans un piège mortel. On peut légitimement mettre ce genre de chose sur le compte d'une version preview. Quant à la réalisation, on peut être admiratif du travail effectué sur les personnages, finement animés et profitant d'ajouts cosmétiques sympathiques, la main sur l'oreille pendant les transmissions radios ou les signes de mains indiquant les ordres de déplacements. La gestion de l'éblouissement séduit également avec des contrastes saisissants entre un regard porté vers le ciel qui se rabat trop rapidement au sol, un ajout esthétiquement efficace et pas totalement inutile au gameplay... Encore qu'avec ce HUD magique, on se pose la question.
TEST
Entre délais interminables, inquiétudes techniques et dates de sortie fluctuantes, le nouveau Ghost Recon a eu bien du mal à trouver son chemin jusqu'aux salons des joueurs. Reste à connaître le verdict final pour un jeu qui ne cache pas ses ambitions de grandeur.

Ghost Recon Advanced Warfighter, que nous appellerons GRAW pour la santé de mes doigts, met rapidement dans le bain avec une séquence d'ouverture qui donne le ton de toute la progression du jeu. Après un survol de Mexico City, vous, Scott Mitchell, êtes déposé en pleine rue pour une mission de sauvetage presque ordinaire lorsque survient la crise. Prise d'assaut par une armée rebelle, la ville va soudainement devenir un terrain miné dans lequel le président des Etats-Unis et celui du Mexique seront enlevés. Mis en scène avec brio, le scénario somme toute classique de GRAW a d'une part le mérite d'exister et surtout celui d'autoriser de multiples rebondissements. Voir un objectif être annulé ou modifié n'est pas rare, au gré des évolutions de la crise que vous pourrez suivre en direct par le biais de vos outils de communication. La progression opte pour un déroulement en semi-temps réel et les rares écrans noirs qui s'afficheront à l'écran ne dureront qu'une poignée de secondes, présents uniquement pour marquer un saut dans le temps un peu plus prononcé, de quelques heures. Pour le reste, chaque mission se conclut par un transport en véhicule terrestre ou en hélico, agrémenté de conversations et de briefings, avant de vous voir être de nouveau déposé dans un autre quartier de la ville. Aucun temps mort donc, et des loadings transparents, pour un titre dont la mise en scène évoque le film Black Hawk Down et son urgence omniprésente. Voilà déjà un point véritablement bluffant du jeu.
La ville est vraiment superbe.
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Il y a, bien sûr, une question que beaucoup se posent : GRAW reprend-il l'orientation simulation hardcore de la série ou poursuit-il la conquête d'un plus large public entamée avec Ghost Recon 2 ? La réponse est "B - Grand public". Pour autant, le titre ne manque pas de ressources, loin de là, et se pose comme un excellent jeu d'action plus subtil qu'on le pense. Ce côté grand public, on le trouvera sans équivoque dans le contrôle limité de vos hommes, en dehors d'un mode reconnaissance ou assaut et de commandes de déplacements basiques ("aller à" et "regroupement"), point de salut. Globalement, l'amateur de tactique restera ici sur sa faim car construire une réelle approche fondée sur le travail d'une équipe reste, in fine, un travail simpliste. Il est impossible de mettre au point une position en tirs croisés, une couverture, ou d'ordonner un lancer de grenade sur autre chose qu'un véhicule. De quoi nous laisser dans un registre typé arcade. De plus, l'efficacité des Ghosts est souvent douteuse. S'ils sont capables de faire mouche et de se placer seuls, ils le font souvent assez mal, vous obligeant à fréquemment les coller de force à couvert, tant ils semblent vouloir se planter dans la ligne de feu. La possibilité de les soigner lorsqu'ils sont à terre est finalement bienvenue.
Des systèmes de brouillage peuvent perturber votre ATH.
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Si on parle dans ce Ghost Recon d'Advanced Warfighter, c'est pour bien comprendre que nos joyeux soldats de l'an 2013 sont équipés des gadgets les plus high tech. Dont le système Cross Com et le Intelligent Warfighter System ou IWS. Un ensemble d'outils de communication et de repérage. La cross com est en fait la fenêtre vidéo affichée à gauche de l'écran et qui permet de voir à travers les yeux des unités sous votre commandement. Par le biais de la croix directionnelle, on pourra passer de l'une à l'autre (gauche, droite) et donner nos ordres (haut et bas, ainsi que le bumper gauche). La cross com ne sera pas uniquement employée pour diriger vos 3 équipiers, mais également les renforts motorisés qui vous fileront un coup de main de manière occasionnelle. Les blindés, principalement, mais aussi un soutien aérien ou le drone de reconnaissance, un petit bidule volant que l'on peut envoyer repérer le terrain, en prenant soin de ne pas l'exposer au feu ennemi si on souhaite le conserver assez longtemps. On notera, à droite de l'écran, le pendant informatif de la cross com, une fenêtre utilisée pour les communications extérieures avec votre QG, voire avec les médias, des sources qui vous tiendront au courant des évolutions de la crise en cours, un élément important de l'immersion du jeu. Couplée à la cross com, on ne négligera pas la carte tactique en 3D, indispensable pour contrôler les unités à distance dans une sorte de petite copie du monde du STR.
La carte tactique. Notez la taille conséquente des maps.
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Concernant l'IWS, sachez en premier lieu qu'il est possible de désactiver une bonne partie de ses indications que certains trouveront bien trop précises. Mais qu'est-ce donc que l'IWS vous demandez-vous à juste titre. Un système de détection et d'information. Chaque objet ou personne ciblé se voit surligné en bleu, vert ou rouge, selon qu'il s'agisse d'un allié, d'un sujet neutre ou d'un ennemi. Plus fort, grâce à l'IWS, il suffit de se coller dans un coin, de jeter un coup d'oeil et de repérer avec exactitude la position d'une unité, de savoir s'il s'agit d'un soldat, d'un artilleur lourd, d'un sniper ou d'un blindé, et tout cela, même à travers les murs. Une cible marquée ne peut plus vous échapper. De quoi enlever une bonne part de l'effet de surprise, mais pas son intégralité cependant, quelques scripts permettant de faire surgir une bande de malotrus au dernier moment dans un assaut virulent.
On n'échappe pas à de classiques missions de destruction.
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Pour l'amateur de tactique pure et dure, voilà qui peut paraître un peu aisé. Il n'est pas faux que sur ce point, GRAW facilite la tâche, en dépit d'un level design qui laisse quelques choix de progression à travers les ruelles. Mais ce qu'il assiste en stratégie et en sécurité, il le compense par un comportement ennemi assez hargneux pour offrir une difficulté réelle. Certes, les ennemis sont majoritairement menés par les scripts et leur I.A. se révèle assez basique, mais leur précision au tir, leur agressivité et votre grande sensibilité aux balles ont de quoi vous donner du fil à retordre et vous contraindre à avancer avec la plus extrême prudence, sous peine de finir en charpie avant même d'avoir pu savoir d'où venait le coup de feu. Du coup, Ghost Recon Advanced Warfighter dévoile une véritable profondeur de jeu et un gameplay bien plus prenant qu'on pouvait le croire, à condition de le voir comme un jeu d'action enrichi et non comme le sommet des tactical shooters.
Les blindés seront à vos ordres lors de certaines phases périlleuses.
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Immersif, retors, Advanced Warfighter est également une réussite de mise en scène et de réalisation. Abusant des scripts sans pour autant nous polluer, le titre réserve quelques scènes d'assaut conséquentes et surtout des rebondissements en pleine action. Quant aux environnements, on peut les qualifier d'admirables avec une ville de Mexico tout à fait crédible et riche de quelques détails qui contribuent à lui donner vie. Les divers quartiers parviennent à conserver un style architectural cohérent, sans pour autant tomber dans la redondance, d'Angel Plaza au bidonville. Seul véritable mais majeur reproche, l'absence totale et cruelle de civils qui fait perdre une grande part de sa crédibilité au jeu.
Mission, évacutaion, transfert et insertion, on ne manque aucune partie du boulot.
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Graphiquement, GRAW souffre du syndrome dents de scie. Superbe dans sa modélisation et son animation des Ghosts, ou sa gestion de la lumière, il pèche sur certaines textures ou par des bugs de collision qui feront entrer votre arme dans un mur lorsque vous adhérez à un angle. De même, on pourra pleurer sur l'animation du rechargement de vos armes, s'opérant magiquement, sans que le chargeur vide tombe ou que l'on voit le plein être mis en place. En lieu et place, on se contentera d'un malheureux mouvement de mains assez déplorable. Concernant l'éclairage, Ghost Recon Advanced Warfighter sait tirer partie de l'éblouissement et d'effets peut-être un peu exagérés mais de bon aloi. Malheureusement, il arrive que la gestion des contrastes en arrive à devenir aveuglante et pose des problèmes de visibilité de l'action. Un souci de lecture des décors qui sera plus virulent encore lors des 2 ou 3 missions de nuit avec une vision nocturne certes réaliste, mais qui aplatit tellement le relief que se diriger est un calvaire, dans un dédale d'obstacles invisibles. Déjà bien garni en solo, le titre sait en plus se ménager un multijoueur sympathique qui saura combler les joueurs aussi bien en coopération qu'en deathmatch, avec en prime un mode "objectif" aux relents tactiques bienvenus. En définitive, si Ghost Recon Advanced Warfighter n'est pas le jeu qu'attendaient les fans de la première heure, il mérite sa place aux sommets de la ludothèque Xbox 360.
ASTUCES
Cheat codes
Tous les niveaux
Dans le menu des missions, maintenez les touches LT + RT + Back et faites : Y, RB, Y, RB, X
Personnage principal invincible Pendant le jeu, mettez la pause. Maintenez les touches LT + RT + Back et faites : Y, Y, X, RB, X, LB
Equipe invincible Pendant le jeu, mettez la pause. Maintenez les touches LT + RT + Back et faites : X, X, Y, RB, Y, LB
Munitions illimitées Pendant le jeu, mettez la pause. Maintenez les touches LT + RT + Back et faites : RB, RB, LB, X, LB, Y
Le plein de santé Pendant le jeu, mettez la pause. Maintenez les touches LT + RT + Back et faites : LB, LB, RB, X, RB, Y
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